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Une traversée de l’Afrique de l’Ouest avec La moto des nigérians

11 semaines. Une Okada. 6000 km, 8 pays traversés.

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Dimanche 28 mai 2006

 

Les hommes aux dents marrons

 

 

Je m’apprête à remonter vers le nord du pays. Pour cela, il me faut à nouveau traverser la Gambie , ce qui implique à nouveau un visa et des contrôles. J’ai d’ailleurs droit à une fouille complète par les douaniers gambiens. Ils tombent sur ma pharmacie et m’interrogent alors sur le but de chacun des médicaments. Je leur déclare qu’il est difficile de se droguer avec de l’anti-palu. Ma blague ne rencontre guère de succès…Une fois les formalités terminés, je reprend de nouveau ce qui est pour moi la pire route que j’ai eu à prendre durant ce voyage : 13 km de cratères et de trous béants. La route est tellement défoncée que les véhicules passent sur les bas-côtés créant ainsi une piste parallèle ! On retrouve cette route de l’autre côté de la Gambie au nord. A croire que les échanges avec le senegal sont insignifiants !

 

L'attente du bac à Banjul

 

Avant mon arrive à Banjul, j’ai bien sûr droit à quelques contrôles. Surtout toujours rester calme et souriant avec nos amis les douaniers. Plaisantez avec eux est même recommandé ! En général, cela est assez efficace. Le mieux est bien sur de tomber sur un agent pas très futé qui vous demande : « vous avez tous vos papiers en règle ? ». Je vois bien lui répondre « non à vrai dire, je viens de voler la moto et je n’ai même pas mon permis, bonne journée monsieur l’agent »! Ce que je n’aime pas avec les forces de l’ordre c’est que lorsque gentiment vous allez vers eux pour leur demander votre chemin, il procède quand même à un contrôle d’identité ! Moi, j’y ai droit souvent en tant que toubab. Je comprend mieux l’énervement des immigrés en France ou des gens de couleurs lorsqu’ils se plaignent sans cesse des contrôles policiers !

 

Ravitaillement

 

Banjul et son port. Quelques minutes à attendre le bac pour Barra. Je tue le temps en discutant avec un marin employé ici. Dans son uniforme impeccable, les chaussures noires luisantes, il m’explique son travail de gardien au port. Les sénégalais n’aiment pas trop leur voisin. Pas étonnant, c’est toujours ainsi de par le monde. Pourtant, les deux peuples parlent la même langue, le wolof. La deuxième langue diverge, d’un côté l’anglais, de l’autre le français. Bref, les blancs ont un peu mis la pagaille dans cette région, comme partout en afrique.

 

Vendeuse de pistaches à bord


 

La traversée de l’estuaire est agréable avec le vent du large. Sur le bac, beaucoup de piétons. A l’aller, je me rappelle de cette femme ronde en boubou qui fatigué d’être debout est allée s’assoire dans le 4x4 d’une blanche. Je vous dit pas la tête de celle-ci lorsqu’elle est revenue au volant de son véhicule une fois la traversée finie ! Pas fâché de laisser la Gambie derrière moi. Je retrouve au poste de police sénégalais l’adjudant chef toujours joviale. Sur les murs du commissariat est affiché la devise du lieu : « toujours là, jamais las ! ». Je la trouve excellente ! Je joue avec eux en leur lançant parfois « toujours là ?.... ». Ils me répondent alors dans un éclat de rire « jamais las ! » Spécial tips pour les uniformes : toujours les flatter en les appellent par leur grade, ils adorent ça ! Si possible, en rajouter une couche en vous trompant dans la hiérarchie, mais attention seulement dans leur avantage!

 

Pélicans

 


Coucher de soleil sur le Sine Saloume

 

Me revoilà donc à nouveau au senegal dans le Sine Saloume. Je m’arrête plusieurs fois en chemin pour admirer pélicans et hérons se nourrissant dans les nombreux étangs du coin. Durant la traversée d’un village, je vois trop tard un dos d’âne (et le panneau, il est où ?). J’ai bien cru que j’aller passer au dessus de l’okada ! Quel choc ! Bilan ; un rayon de casse sur l’une des roues, je m’en tire bien !  Toujours rester vigilant ! Foundiougne est située sur la rive gauche de l’estuaire du Saloum. Un cadre exceptionnel. Le soleil tire sa révérence en s’habillant de son manteau orangée au dessus d’un paysage de polders et de lacs. Quel moment !

 

Retour des champs

 

 

Je trouve facilement une chambre dans un campement et à bon prix, avantage de la basse saison touristique. On peut négocier facilement ! En me baladant dans les rues de cette petite ville de 6000 habitants, j’échoue par hasard devant le magasin d’Ibou, photographe de son état. Mais pas seulement, il partage son studio photo avec une boutique de produits féminins. «  La photo, c’est pas facile, faut s’accrocher ! » me déclare-t-il avec le sourire. Je ne peux que lui donner raison ! Il m’exhibe fièrement ses appareils : un Pentax mz-7, un Minolta Dinax 700 et un Nikon F90x. Je m’attendais à trouver du matériel plus vieux que ça. Par contre, il doit porter ses pellicules à développer à Dakar en taxi-brousse à 6 heures de route. Il a raison faut s’accrocher ! Il est intéresse pour acheter ma moto. Plutôt qu’à un inconnu, la laisser vivre entre les mains d’un photographe ne me laisse pas indifférent…

 

 

Dans sa boutique, la gente féminine peut trouver un article très prisée : des ajouts de cheveux. Messieurs, il y a de fortes chances pour que ces beaux cheveux que vous voyez sur ces belles gazelles soient faux. Séduction de l’image occidentale oblige. Cet attrait de l’occident pousse également de nombreuses femmes à s’éclaircir la peau. De nombreuses marques de savons et de crèmes sont sur l’étagère d’Ibou. Dans leur posologie, toutes parlent de luttes contres les maladies de peaux. Aucune de ces lotions fabriquées en Italie ne parlent de leur véritable fonction. Celle de blanchir la peau au risque d’effets secondaires tels des boutons sur le visage et des taches sur la peau.

 

Echantillion de cremes et autres savons

 

J’écris ces lignes dans un resto. La patronne s’est endormie par terre sur une natte. La serveuse dort la tête posée sur une table. Je viens encore de manger du Menfe, un plat de riz et de viande avec une sauce à l’arachide. J’ai l’impression de manger que ça depuis 5 jours. Foundiougne est réputée pour sa pêche aux crevettes. Celle-ci se pratique la nuit. Au crépuscule, sur le port,  j’observe les marins rejoindre les barques pour une nuit de travail. Peu d’arbre en ville. La raison en est la présence du sel dans la terre. Le sel est aussi la raison pour laquelle de nombreux habitants arborent des dents marrons. L’eau du robinet est en effet légèrement salé, ce qui avec les années rend les dents marron. Ici, les dents blanches sont  pour les riches.


 

Encore à l'atelier!

Par fabrice dubesset - Publié dans : Lagos-Dakar en okada!
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Mardi 23 mai 2006

Kafountine, le coup de coeur

 

 

Appelé « le grenier » du Sénégal, la Casamance est une des zones les plus touristiques du pays. On y trouve même un Club Med, c'est vous dire...Depuis quelques semaines, des affrontements se déroulent entre rebelles casamançais et l'armée de Guinée-bissau. A Banjul, un officiel de chez nous m'a déconseillé de m'y rendre. Cependant, je pouvais difficilement passer à côté de cette région d’autant plus que les derniers qui en revenaient ont eu tôt fait de  dissiper mes craintes. Si jamais je croise des machettes, j’espère qu’ils aiment les motards !

 

 

La Casamance est peuplée à majorité de Diolas. De plus, c’est une région qui reste enclavée malgré sa richesse. Un mouvement séparatiste existe depuis 20 ans mais malgré les derniers incidents, il est en perte de vitesse. Il faut dire que la grande majorité de la population ne soutient pas ces « bandits armés ». Pour les casamançais, Dakar les néglige intentionnellement afin de développer le tourisme sur la petite côte au détriment de la Casamance.

 

Filets de pêche

 

Le programme du cinéma

 

Kafountine est un gros village de pêcheurs de la côte atlantique. Un lieu qui va s’avérer tellement agréable que je vais y rester finalement trois jours. Trois jours dans une case à 10 mètres du rivage à contempler la beauté de l’océan et  à en s’endormir au bruit des vagues. A marée basse, les femmes ramassent pendant la journée des conques tandis que les hommes sont en mers. Le soir venu, il faut admirer l’alignement des barques colorées à terre face au rivage. Celles-ci sont finalement peintes de divers motifs et portent toujours le nom de leur propriétaire. A leurs pieds, des filets bleus de plusieurs kilomètres soigneusement étalés sur le sable.

 


 

 

C’est la fin de la saison touristique, peu de toubabs à Kafountine. Les gens sont hypers accueillants et gentils. Pas de harcèlement, pas de meutes qui vous sautent dessus. Des rastas vous proposent des joints à volonté, ainsi que des filles. Bouba dirige un cybercafé. C’est loin d’être un ours, je me lie facilement avec lui. Il fait tout pour que je « dure » ici. Il me présente des filles et s’engage à me trouver un terrain pour m’installer ! On se calme Bouba ! 4 Millions de CFA pour un terrain près de l’océan. On peut en effet couler ici des jours paisibles à l’image de Renée, un éternel rasta à la barbe grisonnante qui tient un campement.

 

 

Le campement où je loge est spartiate et ses gérants n’ont visiblement pas encore compris le mot service. Ils sont d’ailleurs la plupart du temps absents. Le soir, seul un rasta couche tôt garde les lieux. Remarquez, juste derrière, un bataillon de l’armée sénégalaise patrouille. Et oui, il faut protéger les toubabs des rebelles, c’est eux qui apportent de l’argent. A côté du campement, le « chantier naval » où l’on construit les fameuses barques. Certaines d’entre elles servent d’ailleurs à une tout autre fin que la pêche. En effet, les départs pour les Iles Canaries sont ici fréquents. Contre 400 000 CFA, vous avez votre aller simple pour une traversée qui ne pardonne pas. Les drames sont fréquents. Le dernier en date : une barque échouée au Brésil. Oui, vous avez bien lu, les malheureux ont dérivé trois mois au soleil. A leur arrivée, ils étaient littéralement momifiés. Leur peaux collées même à leur vêtement.

 

 

Le Flamand rose est un bar sympa. Une galerie de personnage le fréquente dont un allemand toujours bourré, nouveau habitant du village. En voila un qui a sûrement fui quelques chose ou quelqu’un en Europe. Il conduit une moto du même genre que la mienne et me propose toujours une course pour 10 000 CFA. Je refuse bien sûr surtout pour lui épargner un accident….C’est fou comme il peut ressembler à un ami facteur en France !

 

Un des tailleurs du village

 

Je passe donc mes journées entre l’océan et les rencontres dans le village. Je fais la connaissance d’un tailleur nain très sympa, d’un marabout et d’une salle de cinéma passant des films nigérians en boucle. Et le soir, je me tape en général une gazelle (le nom de la bière locale !).

Par fabrice dubesset - Publié dans : Lagos-Dakar en okada!
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Mercredi 17 mai 2006

La Gambie, le plus petit pays d’Afrique de l’Ouest

 

Etrange situation de ce pays enclavé au milieu du Sénégal. Mince bande de terre autour du fleuve Gambie, ce pays anglophone vit essentiellement du tourisme grâce à ces belles plages de sable fin. Des touristes surtout venus du nord de l’Europe. Récemment, un reportage à la télévision française a mis en lumière le phénomène de ces blanches de plus de 40 ans venues se trouver un jeune black le temps d’une semaine. Cela choquerais presque, plus que pour ces messieurs qui font de même partout en Afrique, et ailleurs.

 

La route menant à Banjul, la capitale, est une horreur. Des trous de partout. Je jure tout les 5 mètres. Banjul étant située de l’autre côté de l’estuaire du fleuve Gambie, le passage par le bac est obligatoire. Si vous étes en voiture, il vous faudra vous armer de patience pour prendre celui-ci. La queue est longue ! Par contre, en moto, on double tout le monde et on ne prend pas de place ! Je savoure mon statut de motard !


Bac pour Banjul

 

A côté du bac, amarré au quai, des barques de pécheurs dansent ballottées par les flots. La lumière décline, je fais connaissance avec Banjul de nuit. Martial, un français travaillant ici attend mon coup de fil. Un employé du port insiste pour m’aider à me trouver une cabine. C’est tellement dur, il y a en a dans toutes les rues. Bref, pas moyen de s’en débarrasser. Il me dit qu’il m’aide gratuitement et ensuite voila qu’il me demande quelque chose pour prendre un café. Un classique. Martial m’a donne rendez-vous devant un endroit atypique : des feux de circulation. Vous allez me dire pas terrible comment savoir devant lequel se retrouver? Et bien pas compliqué, ce traffic light est le seul de Gambie ! Repas surprise chez des amis à lui : raclette et charcuterie !

 

Banjul est une cite administrative située sur une presqu’île. Avec 1.4 millions d’habitants pour 11 000 km2, le pays a une forte densité de population. Banjul se vide la nuit de ces travailleurs qui résident pour la plupart dans les cites périphériques. Banjul a son monument : l’arche de l’indépendance, une architecture particulièrement laide autour de 4 piliers blanc. Seul le président a le droit de passer dessous. Une chaîne en barre le passage le reste du temps. Ce soir, dans la nuit, il faut vraiment savoir qu’il y a une chaîne ! L’irruption d’un garde pour l’enlever m’a sûrement évité un accident ! Je ne l’aurais vu que trop tard ! Ha la Gambie, ses plages, son président dictateur, ses opposants en prison ou en exil, sa presse muselée. Un régime politique courant en Afrique. Et bien sur, il y a les inévitables coups d’Etat. Une tentative a eu lieu il y a quelques mois ici…

 

Banjul

Rien de bien particulier à Banjul et en Gambie si ce n’est sa riche faune naturel et ses plages. Le long de celle-ci, un cimetière est plante dans le sable. Les pierres tombales blanches brillent sous le soleil alors que des hommes courent sur le rivage.  Face à leur grand voisin, le Senegal, les gambiens ont parfois un sentiment d’infériorité. La Gambie n’a pas grand-chose à offrir question richesse. Les gambiens sont pour ma part les champions de la demande de « cadeau », ou plutôt du « something for me ». Même lorsque vous demandez simplement votre chemin. C’est la première fois que cela m’arrive ici !

 

Une plage, un cimetière

 


 

La Gambie possède quelques hôtels vraiment très classe. Très cher aussi. L’un d’eux offre une belle vue sur l’océan et ses falaises. Un beau cadre. Tiens au fait, les couchers de soleil différent de ceux que l’on peut voir en Europe. En effet, ici, du moins en cette saison, le soleil devient orangé lorsque l’astre est encore assez haut au dessus de l’horizon. Puis le soleil disparaît dans une espèce de brume. Pas de reflet dans l’océan. En Europe, le disque orange apparaît lorsque l’astre est déjà derrière en partie sur l’horizon. Indubitablement plus beau. Mais un disque orangé au milieu des baobabs ne manque pas de charme non plus !

 

Merci Martial pour ton accueil !

 


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Vendredi 12 mai 2006

 

Temps de voyage

 

Le temps. Celui-ci passe de plus en plus vite à mesure que l’on vieillit. C’est une impression partagée par beaucoup de monde au-delà d’un certain âge. Une impression du au fait que les projets souhaités s’accumulent à cote du travail, de la famille etc. Les journées sont chargées, les 24 heures quotidiennes ne suffisent plus pour tout faire. On court après le temps. Pour ma part, durant ces deux mois de voyage, j’ai l’impression que le temps est passe beaucoup moins vite que les mois précédents. Sûrement, la raison en est que justement je prend mon temps pendant ce voyage. Et puis sur la route, chaque jour est différent. Passez une semaine seul sur une plage ou dans un refuge et vous verrez le temps ralentir. Est-ce à dire que ne rien faire ou prendre son temps a pour conséquence que le temps passe moins vite ? Pourquoi alors finalement se remplir la vie de toutes ces activités qui ne font qu’accélérer le temps qui passe ? Un temps dont nous aurons jamais assez. Le temps en voyage, c’est du luxe. Quel plaisir de ne pas être pressé par le temps et d’avoir le choix de pouvoir rester un ou deux jours de plus dans un endroit que l’on vient de découvrir et qui nous plait. Je savoure cette chance. Bref, voyagez, un bon remède contre le temps qui passe !

 


 

 

Kaolack est une grosse ville située sur le fleuve Saloum. Le fleuve et son delta est un des plus beaux sites naturels du Sénégal. A quelques kilomètres de l’entrée de la ville, je quitte la route pour une belle piste qui caresse les rives du fleuve. La sable se couvre à certains endroits d’une pellicule blanche. Du sel. Il est ici exploité, des tas de sel blanc en témoigne. La fraîcheur de l’air me surprend, voilà que j’ai froid ! En ville, le centre diocésain est une bonne adresse pour se loger à bon marché. Entre chien et loup, petit tour au mécanicien du coin. Encore une petite réparation à effectuer sur un rétro. Sur les routes africaines, je peut vous dire que les rétroviseurs sont une nécessité ! Je rencontre un français qui me fournit un bon contact pour vendre ma moto vers Dakar. Il m’affirme que son ami sénégalais serait fort intéressé. Affaire à suivre. Demain, direction la Gambie, un tout petite pays anglophone sur la route de la casamance.

Le fleuve Saloum



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Jeudi 11 mai 2006

 

Au Senegal

 

L’affaire de la photo terminée, je peut reprendre la route pour le Sénégal. Comme à mon habitude, je rate le poste de police frontalier malien. Cette fois, j’ai des circonstances atténuantes, celui-ci était bien caché dans une ruelle d’une bourgade frontalière. Pas de visa pour le Sénégal, un simple tampon sur la passeport marque la dernière partie de ce voyage.

 

 

 Devant le Senegal


La route est très monotone. Des carcasses d’animaux sont parfois disposés le long de la route. Des victimes collatérales du transport routier. Plus gaie, j’aperçois parfois des singes qui traversent la route devant moi à vive allure. Le nombre de pneus éclatés sur les bas-côtés est assez incroyable. Il y a là matière à recyclage !Depuis trois jours, il ne se passe pas une journée sans que je perde une pièce de mon okada ! Bah, je prend cela avec résignation et humour. Pas le choix ! Courage ma belle, on y est presque ! Tous les gens croisés sont surpris de la distance parcourue. Leur premier réflexe ensuite est alors de me demander combien je la vend !

 
 

Je prend en général mon déjeuner dans un des nombreux bui-bui que l’on trouve le matin dans les rues. Deux bancs, une table avec dessus tout ce qu’il faut pour un petit déjeuner : œufs, pains, nescafé en grains, lait en poudre etc…Le tout pour une somme modique. Dés mon premier jour au Sénégal, la voie de Youssou N’Dour se fait entendre. Une star locale dont j’apprécie la voix et les rythmes. Au contraire des sitcoms latino-américains qui cartonnent ici comme partout en Afrique de l’Ouest. Ces feuilletons sirupeux rassemblent un large publique. Le soir venue, la chanson du générique de l’un d’eux envahit les rues des villes par les fenêtres ouvertes.

 
 

P50 dans un atelier

 

Tambacounda est une ville de garnison de 80 000 habitants. Rien de spécial à y voir. Une bonne halte cependant pour effectuer des réparations. Avec les garagistes, il faut toujours fixer le prix avant car eux ils oublient systématiquement, d’où des surprises parfois…

 

 

Apres 7 semaines :


-         15 écrous perdus (5 remplacés)

-         bulle avant cassée

-         phare annexe cassé

-         un clignotant out

-         deux rétros hors service

-         une manette cassée

-         allumage électrique out

-         pare-boue arrière perdue

-      une suspension réparée

Par fabrice dubesset - Publié dans : Lagos-Dakar en okada!
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