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Une traversée de l’Afrique de l’Ouest avec La moto des nigérians

11 semaines. Une Okada. 6000 km, 8 pays traversés.

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Vendredi 21 avril 2006 5 21 /04 /Avr /2006 19:53

Et voici le fleuve Niger

 

Je reprends la route. Cette route qui est au cœur de ce voyage. Au-delà de la beauté des paysages, ma mémoire grave aussi et peut-être surtout cette multitude de petits moments vécus à moto. Regards fugitifs de femmes sur les bords de route, éclats de rire d’enfants d’Afrique, sourires d’un instant, la route c’est avant tout cela.

 

Une rencontre, un sourire


Mopti, grand carrefour commercial sur le Niger se profile à l’horizon. De grands troupeaux de zébus et de bœufs convergent vers les campements peuls à la périphérie de la ville. Ceux-ci soulèvent un brouillard de sable qui arrive à cacher en partie la ville. Mopti est aussi un carrefour ethnique où se mélange Peuls, Touaregs, Dogons, Bambaras et autres.

 

Troupeau de zebus aux abords du Niger

A un carrefour, j’aperçois un policier. Chouette, cela tombe bien, je vais lui demander mon chemin. Tiens, il lit dans mes pensées, voila qu’il me siffle et me dit d’approcher ! Comment cela je n’ai pas respecté la stop ? Je me suis arrête à la ligne blanche ! Ha ok, il fallait s’arrêter au panneau stop, je vois…9000 CFA pour l’infraction que je dois aller payer a pied au commissariat. Ce n’est pas parce que je suis blanc par hasard ? Je garde le sourire et lui dit texto qu’il n'est pas gentil, qu’à ma joie de voir un homme en uniforme pouvant m’aider, j’ai oublié de m’arrêter au panneau. Moi qui pensais que les policiers maliens étaient plus gentils que leurs collègues nigérians… Il me répond qu’il faut que j’y aille. Tiens, voilà qu’il me laisse aller au commissariat en moto. Une fois l’amande payée je reviens donc voir mon ami le policier. Et voilà-t-il pas qu’il me demande pourquoi j’ai payé l’amande, il m’avait dit d’y aller ! Argh ! Je fais rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat malien ! Pas si méchant que ça finalement !

 

Hadji est guide piroguier. En ce moment, l’activité touristique est aussi bas que le fleuve Niger. Ce Peul originaire de Mopti me fait découvrir en fin de journée le Niger et son affluant le Bani. Les bateaux de la COMONAV, la compagnie fluviale, sont à quai. Impossible de joindre Bamako ou Tombouctou par voie d’eau. Sauf par pinasse, ce qui demande pas mal de jours ! Les rives du Niger ont vu l’essor et le déclin  des plus grands Empire d’Afrique de l’Ouest : l’Empire du Ghana, le grand Empire du Mali entre le XII et le XIV siècle, L’Empire Songhaï  et l’Empire des Bambaras ensuite. Le roi de ces derniers s’étaient entourés d’une garde constituée par la sélection naturelles des plus forts et des plus  beaux (tiens cela ne vous rappelle-t-il pas un autre épisode de l’histoire ?).


 

Le grand Niger, source de vie qui sur des rives a vu se multiplier ces grands empires. Les femmes y font la lessive, les textiles séchant au soleil forment une mosaïque multicolore. Les hommes eux lavent motos et véhicules. Les okadas ont ici pour nom les dri-dri. Mais ils ne font pas office de mototaxis. Pendant que les parents sont occupés, les enfants jouent dans l’eau et me lancent joyeusement des toubabs (blanc) à notre passage sur le fleuve. Certains semblent courir sur l’eau loin de la rive tout prés d’autres enfants dont seul la tête émerge. Effet magique ! Je mesure en tout cas le peu d’eau actuel du Niger.

 

Les berges du Niger

Sur la rive opposée, des villages Bozos. Ceux-ci sont des pêcheurs installés le long du Niger. A la saison des pluies, le Niger recouvre alors ces villages. Les habitants migrent sur Mopti en proie alors à la surpopulation. Le long du port, les pinasses colorées s’alignent les unes à côté des autres. Peut-être une des raisons du surnom de la ville. Elle est en effet appelée la Venise de l’Afrique. Encore un coup marketing des professionnels du tourisme ! On ne compte plus en effet les villes affubléees de ce titre de par le monde ! Le soleil se couche sur le fleuve Niger offrant encore une fois un spectacle dont je ne me lasse jamais. Des pêcheurs ramènent leurs derniers filets. Penchés sur leur pirogues, ils ne sont plus que des ombres sur fond de ciel orangé.

 

Soleil couchant sur le fleuve Niger

 

Pêcheurs bozos

Allongé sur un banc, je regarde les étoiles apparaître les unes après les autres. Près de moi, un cireur de chaussures. On échange quelques mots. Il a le visage tiré par la fatigue, les yeux perdus dans le vague. Il me demande lui qui veut quitter cette terre d’Afrique quel pays est le mieux. Difficile de lui répondre…Je lui sort néanmoins l’Angleterre et non la France (surtout par les temps qui courent…). Son regard se perd au loin, il me répond vaguement réfléchissant sur ma réponse en fixant les pavés du troitoire. Je lui demande comment il compte se rendre en Europe. Il m’affirme qu’il connaît plusieurs moyens. Au bout d’un moment, il quitte le banc et s’éloigne dans la pénombre de cette fin de journée.

 

Tomas m’accueille à Sevare, petite ville à 13 km de Mopti. Il travaille ici pour une ONG et conduit lui aussi une dri-dri. Une Dragon pour être exact avec des flammes et tout cela. Sa femme me demande toujours si je veut manger même après le petit-déjeuner ! En fait de nourriture, je me retrouve toujours dans la salle de bains avec des pétards déjà prépares ! Ce matin, je n’ai pas faim, je prends la route pour la mytique Tombouctou !   


Par fabrice dubesset - Publié dans : Lagos-Dakar en okada!
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Mardi 18 avril 2006 2 18 /04 /Avr /2006 18:51

Les circoncis du plateau

 

Pour joindre Bandiagara, il faut grimper sur la fameuse falaise. Une route d’asphalte court le long de celle-ci. Tout n’est que roche ici. La route domine le Sahel qui s’etend à perte de vue. Je suis David qui va se ravitailler en bière sur le plateau. Nous nous arrêtons parfois pour profiter de la beauté du paysage.

 

 

David


 

L’air est tellement sec qu’il cause des douleurs aux narines. Sur le plateau, je croise un groupe d’enfants vêtus de robes blanches. Ils agitent des sistres (instruments faits de rondels de bois que l’on secoue. Un Dogon m’explique que ces enfants sont des circoncis qui effectuent leur retraite. Ils font l’aumône au bord de la route.

 

Circoncis

 

J’arrive à Bandiagara, la « capitale » du pays Dogon alors que le soleil n’est plus qu’un disque orangé au-dessus des baobabs. Un touriste qui cherche à se loger en ville, cela se remarque. Malud m’accoste en scooter et me propose de venir voir son hôtel. La nuit n’est pas cher sur son toit. Alors que l’Imam appelle à la prière, Malud m’explique qu’il est issu d’une des 8 (encore ce chiffre) grandes familles Dogon. Les siens ont fondé cette ville, rien que ça !Demain, me dit-il, il me fera découvrire d’autres villages sur le plateau.

 

 

Apres 30 km d’une piste chaotique, nous voici au pied d’un immense rocher. A son sommet les toits d’un village dogon. Iomuymo, c’est 5000 habitants vivant en autarcie sur un rocher rougeoyant. Nous y accédons par un escalier naturel. L’oncle de Malud nous accueille par un plat de mil. Une grosse boule marron baigne dans une sauce, le tout  reposant dans une calebasse. On mange cela à la main bien sur. C’est ma foie loin d’être mauvais ! Consistant en tout cas !Puis misse (mosquée en dogon) nous offre un thé malien. Vous savez ces thés forts et concentrés en sucre servis dans de petits verres. Dehors, il fait très chaud. Je n’ai jamais bu autant d’eau de ma vie je pense. Du genre 5 litres par jour. Et encore je compte pas la bière…

 

 


 


Village Dogon

Les rues étroites et tortueuses du village nous font découvrire des habitants accueillants et souriants. Les enfants excitent comme jamais me lancent des « ça va ? » à tour de bras. Peu de gens ici parlent le français. C’est l’apanage des plus jeunes depuis l’ouverture récente de l’école.  Nous rencontrons le chef du village. Celui-ci est assis devant sa porte à l’ombre. Il a un style assez drôle avec ces lunettes de soleil plus adapté pour le surf. Il me sort toute une liasse de vieilles lettres (dont une de l’ANPE !) : sa correspondance personnelle avec des blancs.  Il insiste pour écrire mon nom sur un registre en arabe.

 

 

Le chef du village, un personnage!

 

Songho est un autre village au pied d’un rocher quant à lui. Sur celui-ci, un auvent creuse naturellement. La paroie y est recouverte de diverses peintures rouges. Celles des familles des circoncis du village. Tous les 3 ans en effet, à chaque circoncision, les peintures sont refaites. Chaque famille a son symbole : serpents, crocodil, masques…Les enfants sont circoncis par un forgeron (si, si !) spécialisé si ont peut dire. Puis, ils restent une semaine ici à l’écart des regards. Vraiment, j’ai mal pour eux.


 

Songho

 


 Au pied de la paroie, le lieu de la circoncision


 



De vieux Dogons discutent devant une case à palabres. Je plaisante avec eux. Ils me demandent du Kola. C’est une graine très prisée ici et ailleurs que l’on mange. Les femmes pendant ce temps filent le coton à l’ombre d’un arbre. Quelle dextérité a transformer le fil en coton ! Je reste un moment à les regarder ainsi. Le seul mot français qu’elles connaissent, c’est « cadeau » !


 

Une case à palabres


Par fabrice dubesset - Publié dans : Lagos-Dakar en okada!
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Mardi 18 avril 2006 2 18 /04 /Avr /2006 15:44

La falaise des Dogons


Adieu le beau bitume, place à la piste dés la sortie de la ville. Le poste de frontière burkinabais se réduit à une masure décrépie perdue au milieu de nul part. Le douanier a des gestes incroyablement lent. Le poste malien est situé lui 20 km plus loin. Comme à mon habitude je passe sans m’arrêter ! Encore un douanier obligé d’enfourcher son scooter pour me courser ! La piste est belle tout comme ce paysage de Sahel sur lequel le soleil couchant donne de belles couleurs. Il fait si chaud que l’eau de ma bouteille chauffe a une allure étonnante ! Je n’ai jamais bu d’eau aussi chaude ! Je croise un chameau solitaire à l’ombre d’un arbre, pas de doute, je suis vraiment dans le Sahel. Une mini tornade de sable et de vent traverse la piste juste devant moi. Elle continue sa course à une allure folle, étonnant !

 

 

La fin de la journée approche. Je croise de nombreuses charrettes ramenant les familles des champs. La lumière est vraiment belle. Parfois, le vent projette des nuées de sables à l’horizon ou se découpent alors les silhouettes des charrettes et des baobabs. A Bankass, je rencontre David qui me propose de venir dormir dans son campement à Tely, un village Dogon au pied de la falaise de Bandiagara. Peu a peu la masse de celle-ci apparaît au loin. Mesurant 80 km de long, c’est le cœur du fameux pays Dogon. A ses pieds, nous empruntons un sentier sablonneux. Ma moto part de tous les côtés, j’ai l’impression de surfer ! Pas évident de conduire sur le sable ! Les derniers éclats du soleil illuminent la falaise et l’ancien village perché au creux de la falaise, depuis longtemps vide. Au pied de celle-ci, l’actuel village, derrière le Sahel. Je m’occupe poursuivant les enfants dans les rues en jouant au monstre blanc. A ce jeu, je me fatigue plus vite qu’eux. Un matelas sur la terrasse de la maison de David et le tour est joué. La pleine lune à ma gauche, la Grande Ours au-dessus de la falaise sur ma droite, un beau tableau ! La clameur du village se tait petite à petit, il fait frais et un petit vent chaud vient parfois me caresser la peau. Je crois que dormir sur les toits va devenir pour moi une habitude !

 

 

Au bas de la falaise le village. Au loin l'immense sahel.

 

L'ancien village perché

 

Mosquée de type soudanaise

 

L’agitation du village et le soleil me réveille tôt. Découverte de l’ancien village de la falaise. Les Dogons se sont installés dans la région au 11 siècle fuyant l’islamisation du nord de la Guinée. Plutôt raté d’ailleurs car aujourd’hui, 90% de la population est musulmane. Sur ces flancs escarpés, le village était difficilement prenable. Les cases sont entretenues grâce à l’argent du tourisme. Chaque grande famille de Tely possède sa maison, sur la falaise. La maison de l’Ogon est au centre du village. Chef spirituel et temporel , des peintures ornent les murs de sa demeure attestant de son rôle.


La maison de l'Ogon

Le village au pied de la falaise


Les greniers, nombreux, sont de deux styles. Les hommes conservent la nourriture pour la famille dans des greniers à toit carré. Quant aux femmes, elles entreposent dans leur propre grenier à toit conique le nécessaire pour les sauces. Le grenier femelle est divisé en 4 avec au centre une cavité pour les bijoux. Bref un peu plus compliqué. (les mauvaises langues diront que c’est normal) Surplombant le village, des cavités rocheuses qui faisaient office de cimetière. Les Dogons y hissaient les corps de leur morts. Longtemps isolé du reste du monde, les Dogons ont préservé l’essentiel de leur coutume. Le chiffre 8 est à la base de leur culture et on retrouve ce chiffre partout. La pyramide symbolise la hiérarchie. Ils sont aussi polygames, du moins certains d’entre eux. Mais désolé messieurs, il faut attendre le 3 troisième enfant pour pouvoir prendre une deuxième épouse ! Nous nous baladons dans les villages voisins. Leur langue me fait l’effet d’un chant ou d’une litanie poétique.

Greniers mal et femelle

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Mardi 11 avril 2006 2 11 /04 /Avr /2006 12:02

Aux portes du sahel.

 

 

Apres 3 jours de torpeur a Ouaga, je reprend la route du Mali. J’espère y avoir laissé ma tristesse et quelques illusions dans une bouteille de Flak. Grand merci à Aurélie et Karim pour leur super accueille ! J’espère que nos routes se recroiseront !

 

Je déteste les chevres. Déjà, j’en étais pas fan en Ardèche. Mas là, c’est le divorce. Sur les routes du Burkina, elles me stressent. Elles sont légions sur le bord et trouvent toujours le moyen de traverser lorsque vous arrivez lancé a fond ! Et vous savez quoi ? Elles s’en foutent ! A peine levent-elles un œil globuleux. Bef, faut être attentif ! Et je vous pas parle pas des ânes…

 

 

Le nom du bar: Coupe ta soif!


 

Je me dirige au nord-ouet du Burkina. Nous sommes ici aux limites du Sahel. Une zone de transition entre la savane et l’immense Sahel au nord. La végétation  est peu abondante, juste quelques arbres ici et là. Sur la route, les bus se chargent même de motos et de P50 sur leur toit ! Je viens de perdre un autre vis. Pour ne pas perdre l’écrou qui relie le bloc moteur a la moto, je met un max de scotch. Bricolage, bricolage…

 

 

 Les troupeaux: un danger permanant


A Ouahigouya, je cherche un lieu ou passer la nuit. L’hôtel de l’Amitié avec ses chambres chères, son resto tout propre et désert n’est pas pour moi. Je trouve une chambre convenable louée par une association. Je mange un poulet dans un maquis au bord de la grande rue. Les maquis sont des lieux où l’on peut boire et manger. Cuisine locale à l’air libre avec le bruit de la rue et les gazes d’échappement.

 

 

Post d'essence - Ouahigouya


Tout au long de ce voyage, j’ai pu trouver facilement de l’essence, du moins pour le moment. Idem pour l’eau et la nourriture. Pour l’eau c’est parfois des sachets de « Pure water » comme ils disent dans les pays anglophones. Ces sachets de plastique de 50cl renferment une eau que l’on boit en faisant tout simplement un trou au sachet. Coca et Fanta se retrouvent partout. Récemment, je me suis convertie à la bière. Plus désaltérant que les sucreries. Non, non, je suis pas en train de devenir alcoolique !

 

Demain, quelques jours en pays dogon au Mali. Rendez-vous a Mopti sur les rives du grand fleuve Niger !

 

 

Bilan après 3 semaines :

-         plus de 2200 km au compteur

-         11 vis de perdus (3 de remplacés)

-         un cable remplacé

-         une suspension réparée

-     un phare annexe casse.

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Mardi 11 avril 2006 2 11 /04 /Avr /2006 10:45

Le pays des hommes intègres

 

Bogalanda est la derniere grosse ville au nord du Ghana. La région est une vaste plaine hormis quelques montagnes au sud-est. Le peuple Talensi vit sur ces hauteurs jonchées d’amas de rochers jetés par quelques géant imaginaire. En soufflant entre ces roches, le vent produit ici un sifflement étrange. Dans le village de Tongo, le palais du chef du village abrite quelques 300 personnes. Sa famille ! Et oui lorsque l’on a autant sinon plus d’épouses que de jours dans la semaine, le chiffre n’est pas si énorme que ça !

 

Le palais du chef

 

 

Sacrifices...

 

Sur la colline dominant le village, le shrine  (sanctuaire) des Talensis. Pour y pénétrer, mon guide m’entraîne sur le flanc escarpe de la colline afin de pénétrer dans une cavité rocheuse. Le plafond est très bas, nous devons presque ramper pour approcher du sanctuaire. Devant, une plate-forme rocheuse offre une belle vue de la vallée. Tous un amas de plumes (le reste des sacrifices) est dispose dans un coin. Mon regard s’attarde sur divers objets, des offrandes au Dieu : calebasses et autres objets remis en guise de remerciement. Les villageois viennent ici pour demander une guérison ou une aide.

Je laisse le Ghana derrière moi. Alors que je commence a me demander où est la douane burkinabaise, un scooter me coupe la route. Le policier burkinabé me signale que cela fait un moment que je viens de passer devant eux sans m’arrêter. Oups. Il fait ici beaucoup plus chaud que sur la cote du golf de Guinée. Pas de chaleur moite ici dû a l’humidité. L’air est chaud et sec. Ce qui est finalement plus agréable que la lourdeur tropicale. Je retrouve donc l’afrique francophone, ses Peugeot 504 et ses « bonne arrivée ». A Ouagadougou, la capitale de ce pays de 12 millions, les flot des deux roues est important. Une particularité : beaucoup de scooter et de mobylette Peugeot 50 (appelle P50). Pas de taxis-moto non plus. La population de cette ville d’1 million d’habitant utilisent des taxis verts. Aurèlie qui m’accueille m’emmène au CCF.Ce soir Yeleen, un groupe de rap a la mode s’y produit, devant un public déchaîné. La musique est très présente au Burkina et a Ouagadougou, une capitale qui bouge avec ces évènements internationales.


 

En approche de la capitale...


 

Les burkinabais se révèlent être très accueillants et tranquilles. Je prend mon visa pour le Mali dans la capitale. Je me sent plutôt bien dans cette ville. Pas grand chose de spécial a y faire cependant. Il faut dire que je suis plonge dans une mêlasse de torpeur et de tristesse. Depuis le début, j’ai croise la route de nombreuses personnes, des rencontres éphémères ou un peu plus longues pour certaines. Une galerie de portraits, de tranches de vies, des destins, des hommes et des femmes que je ne reverrais sans doute jamais. C’est aussi le charme de la route.

 

Collée sur les voitures et les P50, une image revient souvent, celle de Sankara. Dans les années 80, ce général parvint au pouvoir par un coup d’Etat. Tué en 1987 par un autre putch, il fait figure d’icône pour les burkinabais et même partout en Afrique de l’Ouest. Une sorte de Che africain. Il redressa l’économie et surtout donna la fierté d’être burkinabais.


Sankara

Ces trois jours à Ouaga passent vite. Il est temps que je bouge désormais.

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