Située sur King’s way road sur Ikoyi, la Maison de France est composée du Centre Culturel Français et de l’Alliance Française de Lagos (la plus grosse d’Afrique ! 5000 étudiants par an !).
De part sa riche programmation, le Centre Culturel apporte beaucoup quand à l’offre culturel dont dispose Lagos. Les jeudis et samedi soirs sont consacrés aux concerts, le lundi au cinéma sans oublier les expositions et autres évènements ponctuels. La programmation est à 90% nigériane, le Nigeria étant un pays anglophone.

Outre l’aspect culturel, c’est une excellente adresse pour boire une star ou y manger. Le cadre est sympa, la possibilité de boire un verre sur une terrasse et dans un espace ouvert est rare à Lagos. Vous avez en plus la possibilité de lire la presse française, que demande le peuple ?

Une nuit noire dans le labyrinthe résidentiel qu’est devenu Lekki. Les phares de notre voiture recherchent un indice nous permettant de nous orienter vers notre destination. Dans ces rues synonymes, peu de lumières mais beaucoup de trous à éviter sur la route. Nous nous arrêtons devant une résidence éclairée seulement par une lumière verdâtre à l’extérieur. Aucune autre indication visible. Des gardes nous ouvrent et nous garons nos voitures dans l’allée déserte. Tiens, une jeune fille fait le pied de grue devant ce qui semble être la porte d’entrée. D’un sourire convenu, elle nous souhaite la bienvenue au One Excess, un « bar à champagnes » comme l’indique une plaque posée sur le mur.
A l’intérieur, nous pénétrons dans une salle sombre pourvu de canapés et de tables disposées en loge. Dans une autre salle contiguë, le bar éclairée met en lumière des filles nigérianes en attente. Sur un canapé, à l’écart, trois filles blanches bavardent entre elles. A notre arrivée, elles nous sourient. Notre présence signifie pour elle le début du travail.
Nous nous installons donc autour d’une table. Dés la bouteille de rhum apportée, des filles nous rejoignent, subitement désireuse de faire notre connaissance. Blanches et noirs se mélangent. J’entame la conversation avec une svelte blonde à la tenue minimaliste. Elle vient d’Ukraine me dit-elle dans un français balbutiant. Cela tombe bien, j’y étais il y a 2 ans. Voilà qui va faciliter la conversation. Elle vient d’arriver depuis peu longtemps et n’aime pas Lagos. Rien d’étonnant je me dit intérieurement. Elle est venue ici pour faire un maximum d’argent afin de repartir dans sa ville natale pour y construire sa maison et s’y marier. Au bout d’un moment, elle me demande une coupe de champagne. Je la calme directe vu les prix (le rhum est déjà assez chère !). Mais voilà, la jeune blanche se lève alors et me déclare : « je suis désolé, sans champagne, je doit partir » !
Une des ukrainiennes, une belle brune élancée et sexy à souhait rameute ses troupes. Toutes les filles nous quittent. Visiblement, la chef a parlé. Un peu plus tard, les poteaux à disposition commencent à être utilisé. Des corps s’y frottent sur des rythmes divers. Sur des french vibes, nos filles de l’Est se déchaînent. Il faut bien dire que c’est agréable à regarder, comme hypnotisant. Personnellement, je trouve que les Ukrainiennes font preuve de plus de sensualité, c’est vraiment un plaisir pour les yeux.

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Nos témoins : des personnes qui n'ont pas une activité politique dans le pays mais plutôt une activité traditionnelle, représentative de leur région.
Comment vit-on aujourd'hui à Hong Kong, Vancouver, Rio Di Janeiro ou Dakar ?
Quels sont nos points d'interrogations à la même seconde quelque soit l'endroit où nous nous trouvons ?
Comment vivre connecté les uns avec les autres ?
C'est le défi de cette émission : Marc MENANT appellera en direct plusieurs intervenants, et sera accompagné en plateau d'un invité qui pourra enrichir les propos échangés avec notre correspondant.
Ce mercredi 22 fevrier à 12h. Emission en direct sur le site:
http://www.direct8.fr/emissions/monde_quotidien/ 
Selon l’AFP, un couvre-feu a été instauré samedi et renforcé dimanche dans le nord du Nigeria à la suite de manifestations samedi contre la publication de caricatures du prophète Mohammed en Europe.
Samedi, 16 personnes ont été tuées, dont 15 pour la seule ville de Maiduguri, à la population en majorité musulmane.
Les violences à Maiduguri au Nigeria auraient commencé quand la police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants, rassemblés à l'appel d'une organisation islamique. Des émeutiers s'en sont alors pris à la communauté chrétienne de la ville, brûlant et pillant des églises ainsi que des magasins tenus par des chrétiens.
Le Nigeria, 130 millions d'habitants, compte quelque 60 millions de musulmans et autant de chrétiens. Le nord du pays est très majoritairement musulman mais d'importantes minorités chrétiennes sont installées dans les principales villes du nord, essentiellement des membres de l'étnie Ibo.
Ce 14 février, je fut quelque peu étonné de voir que la fête des amoureux est ici assez connu, du moins parmi les classes aisées. Beaucoup de restaurants sur Victoria Island et Ikoyi sont réservés. Au SilverBird complexe, il y a foule. Les couples se pressent au cinéma, au restaurant dont les tables affichent réservés. Je me retrouve au « Clubbers », un bar branché comme on dit, situé au premier étage du Silverbird. Le bar est bondé, difficile de trouver une place de libre ! Un comique fait son show sur une estrade. Je lui apporte du grain à moudre car quelques minutes après, moi le seul blanc de la salle, je suis déjà l’objet d’une blague. Bon, cela ne va pas être la dernière !
Pantalon rayé et t-shirt moulant, notre homme a en tout cas de la bouteille car il tient bien son publique en jouant notamment avec les couples présents. Son seul concurrent est en fait le match que dispute Liverpool sur les écrans géants du bar. A chaque but ou tentative avortée, les exclamations fusent et couvrent le speech de l’artiste qui s’efforcent ensuite de saisir tant bien que mal la balle au rebond. Entre les séries de sketches, un groupe se produit sur des chansons de circonstances, c’est à dire ballades et autres slows sirupeux. Le chanteur en fait d’ailleurs beaucoup côté conviction. On se croirait devant un film de Nollywood !
La soirée se termine par un concours de danse. Les participants sont désignés au hasard, des couples de danseurs sont ainsi formés. Sur du R&B et du hip-hop, quatre couples se trémoussent sur la piste. Les deux finalistes se démènent afin de remporter les prix offerts par Heineken. L’un des couples danse vraiment très sexe et miment constamment des coïts dans toutes les positions. Le mec finit même par mimer un cunnilingus entre les jambes écartées de sa partenaire. Ni plus ni moins ! Cela plait au publique qui désigne ce couple hot comme le gagnant de la soirée ! Quelques minutes plus tard, je croise le gagnant dans les toilettes. Il repart avec un mobile et des casquettes du brasseur vert. Voilà qu’il me demande si j’ai apprécié la danse. Sans attendre ma réponse, il me demande un petit quelque chose…Décidément pas très romantique tout ça !

