L’île aux coquillages
Je passe dire au revoir à Ibou le photographe. Notre discussion en vient aux africains immigrés en France. En ce moment, les medias sénégalais rapportent le flux important des pirogues qui tentent de gagner les îles Canaries. Des centaines de pirogues quittent les ports. Ce qui a une conséquence sur la pêche locale, les marchés seraient parait-il beaucoup moins approvisionnés. Ibou me dit qu’en France, beaucoup de sénégalais se plaignent une fois arrives dans le « paradis ». Ils sont en effet obligés de passer par des boulots de base que les français bien souvent ne veulent pas. « Ils s’imaginent obtenir un emploi de bureau ! Mais pour avoir le paradis, il faut souffrir, non ? » me déclare Ibou. Lui est prêt à souffrir et à prendre n’importe quel boulot pour réussir. Il me fait remarquer également que les français venant au Sénégal n’ont pas besoin de visa. Par contre pour les sénégalais c’est le parcours du combattant pour le sésame. C’est vrai, c’est injuste. Que dire de plus ?


Un bac permet de traverser l’estuaire.

Apres Mbor, je me dirige à nouveau vers le sud. Je longe la petite côte et ses camps de vacances pour touristes. Le bitume continue jusqu’à Joal-Fadiouth, un des principaux attraits de cette petite côte. Il n’y a qu’avoir le nombre de guides qui vous attendent devant le pont menant sur l’île de Fadiouth ! Surnommé l’île aux coquillages, cette île possède des particularités étonnantes. C’est une véritable micro-societé à elle toute seule. Tout d’abord cet île est à 90% catholique, fait rare dans un pays à 90% musulman. Des missionnaires français débarquèrent sur l’île au 19ème chevaux. Le premier baptême eu lieu en 1880. Depuis, les habitants de l’île vivent au rythme des cloches de l’église Saint-françois Xavier. L’entente avec l’autre confession se passe bien même si chez ces derniers le prosélytisme est lattant. La principale curiosité de l’île est son cimetière mixte, le seul du pays. De l’île, un pont conduit sur une colline peuplée de croix blanches au milieu de baobabs. Sur ces dernières, des noms familiers : Christine, Madeleine, Marie….A l’arrivée au cimetière, sur la droite, toute une rangée de charrettes à deux roux alignés, les bars vers le ciel. A l’image du Mont Saint Michel en France, la mer se retire chaque soir pour revenir au matin transformant à nouveau le village en île. Tôt le matin, les paysans traversent à cheval le bras de mer assèche pour atteler leur charrette et se rendre dans les terres entourant l’île. Car les habitants de Fadiouth sont avant des agriculteurs. Il n’y a qu’à voir les greniers à mil construits au milieu du bras de mer sur des pilotis. Le soir, après le reflux de l’eau, les paysans laissent leurs charrettes et regagnent le village avec leurs chevaux. Les femmes en profitent alors pour ramasser les fameux coquillages. Ceux-ci sont partout sur l’île. Leur consommation depuis des siècles a littéralement crée de gigantesques collines de coquillages ! Ces amas font parfois des kilomètres de long ! L’île est également bâtie sur un de ces amas. Etonnant.



Je m’attarde au cimetière attendant le coucher du soleil. Dans un coin, les tombes musulmanes plus dépouillées que leurs voisines catholiques. J’aime ce lieu, calme et beau. Je domine l’île et les bolongs qui l’entourent. Quelques pirogues naviguent encore autour des greniers à mil. L’eau se retire à vue d’œil. Bientôt les premières barques le long des quais sont à sec. Les cloches sonnent, étrange impression d’entendre ce bruit familier ici au senegal !


La mer se retire en fin de journée
Autre particularité de l’île : le niveau élevé d’éducation de sa population. De nombreux cadres du pays sont issus de cet ile de 7000 habitants. A l’image de Léopold Senghor chrétien de Joal. Longtemps isole, l’île a pour l’habitude de régler ses problèmes dans ses murs. D’ailleurs, les policiers de Joal s’abstiennent de traverser le pont. Les chefs des 5 quartiers de l’île règlent les affaires courantes tandis que les personnes ages donnent conseil sous leur case à palabre.
Alexandre m’accompagne dans la découverte des ruelles étroites de l’île. L’espace est compté sur Fadiouth. Alexandre et couturier et subtilement il me parle de son désir d’acheter une machine à coudre moderne. (Traduisez par là qu’il aimerait que je lui la paye). Il essaye de m’offrir sa sœur en mariage. Sans succès. Le soir venu, il m’emmène voir une compétition de lutte à Joab. La lutte traditionnelle est au senegal aussi populaire que le football. Ses champions brassent des millions de CFA. La star s’appelle Yekini, c’est d’ailleurs un enfant de l’île. Il a battu récemment Tyson en duel. (les lutteurs empruntent souvent des noms célèbres).Hypnotisant ces corps de lutteurs tout de muscle, éclairés par la lumière de quelques projecteurs. Au rythme des percussions et des chants, les matches se succèdent. Chaque lutteur possède un marabout qui est sensé lui faire gagner le match !

Les hommes aux dents marrons
Je m’apprête à remonter vers le nord du pays. Pour cela, il me faut à nouveau traverser

L'attente du bac à Banjul
Avant mon arrive à Banjul, j’ai bien sûr droit à quelques contrôles. Surtout toujours rester calme et souriant avec nos amis les douaniers. Plaisantez avec eux est même recommandé ! En général, cela est assez efficace. Le mieux est bien sur de tomber sur un agent pas très futé qui vous demande : « vous avez tous vos papiers en règle ? ». Je vois bien lui répondre « non à vrai dire, je viens de voler la moto et je n’ai même pas mon permis, bonne journée monsieur l’agent »! Ce que je n’aime pas avec les forces de l’ordre c’est que lorsque gentiment vous allez vers eux pour leur demander votre chemin, il procède quand même à un contrôle d’identité ! Moi, j’y ai droit souvent en tant que toubab. Je comprend mieux l’énervement des immigrés en France ou des gens de couleurs lorsqu’ils se plaignent sans cesse des contrôles policiers !

Ravitaillement
Banjul et son port. Quelques minutes à attendre le bac pour Barra. Je tue le temps en discutant avec un marin employé ici. Dans son uniforme impeccable, les chaussures noires luisantes, il m’explique son travail de gardien au port. Les sénégalais n’aiment pas trop leur voisin. Pas étonnant, c’est toujours ainsi de par le monde. Pourtant, les deux peuples parlent la même langue, le wolof. La deuxième langue diverge, d’un côté l’anglais, de l’autre le français. Bref, les blancs ont un peu mis la pagaille dans cette région, comme partout en afrique.
Vendeuse de pistaches à bord
La traversée de l’estuaire est agréable avec le vent du large. Sur le bac, beaucoup de piétons. A l’aller, je me rappelle de cette femme ronde en boubou qui fatigué d’être debout est allée s’assoire dans le 4x4 d’une blanche. Je vous dit pas la tête de celle-ci lorsqu’elle est revenue au volant de son véhicule une fois la traversée finie ! Pas fâché de laisser


Coucher de soleil sur le Sine Saloume
Me revoilà donc à nouveau au senegal dans le Sine Saloume. Je m’arrête plusieurs fois en chemin pour admirer pélicans et hérons se nourrissant dans les nombreux étangs du coin. Durant la traversée d’un village, je vois trop tard un dos d’âne (et le panneau, il est où ?). J’ai bien cru que j’aller passer au dessus de l’okada ! Quel choc ! Bilan ; un rayon de casse sur l’une des roues, je m’en tire bien ! Toujours rester vigilant ! Foundiougne est située sur la rive gauche de l’estuaire du Saloum. Un cadre exceptionnel. Le soleil tire sa révérence en s’habillant de son manteau orangée au dessus d’un paysage de polders et de lacs. Quel moment !
Retour des champs
Je trouve facilement une chambre dans un campement et à bon prix, avantage de la basse saison touristique. On peut négocier facilement ! En me baladant dans les rues de cette petite ville de 6000 habitants, j’échoue par hasard devant le magasin d’Ibou, photographe de son état. Mais pas seulement, il partage son studio photo avec une boutique de produits féminins. « La photo, c’est pas facile, faut s’accrocher ! » me déclare-t-il avec le sourire. Je ne peux que lui donner raison ! Il m’exhibe fièrement ses appareils : un Pentax mz-7, un Minolta Dinax 700 et un Nikon F90x. Je m’attendais à trouver du matériel plus vieux que ça. Par contre, il doit porter ses pellicules à développer à Dakar en taxi-brousse à 6 heures de route. Il a raison faut s’accrocher ! Il est intéresse pour acheter ma moto. Plutôt qu’à un inconnu, la laisser vivre entre les mains d’un photographe ne me laisse pas indifférent…

Dans sa boutique, la gente féminine peut trouver un article très prisée : des ajouts de cheveux. Messieurs, il y a de fortes chances pour que ces beaux cheveux que vous voyez sur ces belles gazelles soient faux. Séduction de l’image occidentale oblige. Cet attrait de l’occident pousse également de nombreuses femmes à s’éclaircir la peau. De nombreuses marques de savons et de crèmes sont sur l’étagère d’Ibou. Dans leur posologie, toutes parlent de luttes contres les maladies de peaux. Aucune de ces lotions fabriquées en Italie ne parlent de leur véritable fonction. Celle de blanchir la peau au risque d’effets secondaires tels des boutons sur le visage et des taches sur la peau.

Echantillion de cremes et autres savons
J’écris ces lignes dans un resto. La patronne s’est endormie par terre sur une natte. La serveuse dort la tête posée sur une table. Je viens encore de manger du Menfe, un plat de riz et de viande avec une sauce à l’arachide. J’ai l’impression de manger que ça depuis 5 jours. Foundiougne est réputée pour sa pêche aux crevettes. Celle-ci se pratique la nuit. Au crépuscule, sur le port, j’observe les marins rejoindre les barques pour une nuit de travail. Peu d’arbre en ville. La raison en est la présence du sel dans la terre. Le sel est aussi la raison pour laquelle de nombreux habitants arborent des dents marrons. L’eau du robinet est en effet légèrement salé, ce qui avec les années rend les dents marron. Ici, les dents blanches sont pour les riches.
Encore à l'atelier!
Kafountine, le coup de coeur
Appelé « le grenier » du Sénégal,

Le programme du cinéma
Kafountine est un gros village de pêcheurs de la côte atlantique. Un lieu qui va s’avérer tellement agréable que je vais y rester finalement trois jours. Trois jours dans une case à


C’est la fin de la saison touristique, peu de toubabs à Kafountine. Les gens sont hypers accueillants et gentils. Pas de harcèlement, pas de meutes qui vous sautent dessus. Des rastas vous proposent des joints à volonté, ainsi que des filles. Bouba dirige un cybercafé. C’est loin d’être un ours, je me lie facilement avec lui. Il fait tout pour que je « dure » ici. Il me présente des filles et s’engage à me trouver un terrain pour m’installer ! On se calme Bouba ! 4 Millions de CFA pour un terrain près de l’océan. On peut en effet couler ici des jours paisibles à l’image de Renée, un éternel rasta à la barbe grisonnante qui tient un campement.

Le campement où je loge est spartiate et ses gérants n’ont visiblement pas encore compris le mot service. Ils sont d’ailleurs la plupart du temps absents. Le soir, seul un rasta couche tôt garde les lieux. Remarquez, juste derrière, un bataillon de l’armée sénégalaise patrouille. Et oui, il faut protéger les toubabs des rebelles, c’est eux qui apportent de l’argent. A côté du campement, le « chantier naval » où l’on construit les fameuses barques. Certaines d’entre elles servent d’ailleurs à une tout autre fin que la pêche. En effet, les départs pour les Iles Canaries sont ici fréquents. Contre 400 000 CFA, vous avez votre aller simple pour une traversée qui ne pardonne pas. Les drames sont fréquents. Le dernier en date : une barque échouée au Brésil. Oui, vous avez bien lu, les malheureux ont dérivé trois mois au soleil. A leur arrivée, ils étaient littéralement momifiés. Leur peaux collées même à leur vêtement.
Le Flamand rose est un bar sympa. Une galerie de personnage le fréquente dont un allemand toujours bourré, nouveau habitant du village. En voila un qui a sûrement fui quelques chose ou quelqu’un en Europe. Il conduit une moto du même genre que la mienne et me propose toujours une course pour 10 000 CFA. Je refuse bien sûr surtout pour lui épargner un accident….C’est fou comme il peut ressembler à un ami facteur en France !


Je passe donc mes journées entre l’océan et les rencontres dans le village. Je fais la connaissance d’un tailleur nain très sympa, d’un marabout et d’une salle de cinéma passant des films nigérians en boucle. Et le soir, je me tape en général une gazelle (le nom de la bière locale !).
La Gambie, le plus petit pays d’Afrique de l’Ouest
Etrange situation de ce pays enclavé au milieu du Sénégal. Mince bande de terre autour du fleuve Gambie, ce pays anglophone vit essentiellement du tourisme grâce à ces belles plages de sable fin. Des touristes surtout venus du nord de l’Europe. Récemment, un reportage à la télévision française a mis en lumière le phénomène de ces blanches de plus de 40 ans venues se trouver un jeune black le temps d’une semaine. Cela choquerais presque, plus que pour ces messieurs qui font de même partout en Afrique, et ailleurs.
La route menant à Banjul, la capitale, est une horreur. Des trous de partout. Je jure tout les 5 mètres. Banjul étant située de l’autre côté de l’estuaire du fleuve Gambie, le passage par le bac est obligatoire. Si vous étes en voiture, il vous faudra vous armer de patience pour prendre celui-ci. La queue est longue ! Par contre, en moto, on double tout le monde et on ne prend pas de place ! Je savoure mon statut de motard !

A côté du bac, amarré au quai, des barques de pécheurs dansent ballottées par les flots. La lumière décline, je fais connaissance avec Banjul de nuit. Martial, un français travaillant ici attend mon coup de fil. Un employé du port insiste pour m’aider à me trouver une cabine. C’est tellement dur, il y a en a dans toutes les rues. Bref, pas moyen de s’en débarrasser. Il me dit qu’il m’aide gratuitement et ensuite voila qu’il me demande quelque chose pour prendre un café. Un classique. Martial m’a donne rendez-vous devant un endroit atypique : des feux de circulation. Vous allez me dire pas terrible comment savoir devant lequel se retrouver? Et bien pas compliqué, ce traffic light est le seul de Gambie ! Repas surprise chez des amis à lui : raclette et charcuterie !
Banjul est une cite administrative située sur une presqu’île. Avec 1.4 millions d’habitants pour 11 000 km2, le pays a une forte densité de population. Banjul se vide la nuit de ces travailleurs qui résident pour la plupart dans les cites périphériques. Banjul a son monument : l’arche de l’indépendance, une architecture particulièrement laide autour de 4 piliers blanc. Seul le président a le droit de passer dessous. Une chaîne en barre le passage le reste du temps. Ce soir, dans la nuit, il faut vraiment savoir qu’il y a une chaîne ! L’irruption d’un garde pour l’enlever m’a sûrement évité un accident ! Je ne l’aurais vu que trop tard ! Ha la Gambie, ses plages, son président dictateur, ses opposants en prison ou en exil, sa presse muselée. Un régime politique courant en Afrique. Et bien sur, il y a les inévitables coups d’Etat. Une tentative a eu lieu il y a quelques mois ici…

Rien de bien particulier à Banjul et en Gambie si ce n’est sa riche faune naturel et ses plages. Le long de celle-ci, un cimetière est plante dans le sable. Les pierres tombales blanches brillent sous le soleil alors que des hommes courent sur le rivage. Face à leur grand voisin, le Senegal, les gambiens ont parfois un sentiment d’infériorité. La Gambie n’a pas grand-chose à offrir question richesse. Les gambiens sont pour ma part les champions de la demande de « cadeau », ou plutôt du « something for me ». Même lorsque vous demandez simplement votre chemin. C’est la première fois que cela m’arrive ici !

Une plage, un cimetière

La Gambie possède quelques hôtels vraiment très classe. Très cher aussi. L’un d’eux offre une belle vue sur l’océan et ses falaises. Un beau cadre. Tiens au fait, les couchers de soleil différent de ceux que l’on peut voir en Europe. En effet, ici, du moins en cette saison, le soleil devient orangé lorsque l’astre est encore assez haut au dessus de l’horizon. Puis le soleil disparaît dans une espèce de brume. Pas de reflet dans l’océan. En Europe, le disque orange apparaît lorsque l’astre est déjà derrière en partie sur l’horizon. Indubitablement plus beau. Mais un disque orangé au milieu des baobabs ne manque pas de charme non plus !
Merci Martial pour ton accueil !

Temps de voyage
Le temps. Celui-ci passe de plus en plus vite à mesure que l’on vieillit. C’est une impression partagée par beaucoup de monde au-delà d’un certain âge. Une impression du au fait que les projets souhaités s’accumulent à cote du travail, de la famille etc. Les journées sont chargées, les 24 heures quotidiennes ne suffisent plus pour tout faire. On court après le temps. Pour ma part, durant ces deux mois de voyage, j’ai l’impression que le temps est passe beaucoup moins vite que les mois précédents. Sûrement, la raison en est que justement je prend mon temps pendant ce voyage. Et puis sur la route, chaque jour est différent. Passez une semaine seul sur une plage ou dans un refuge et vous verrez le temps ralentir. Est-ce à dire que ne rien faire ou prendre son temps a pour conséquence que le temps passe moins vite ? Pourquoi alors finalement se remplir la vie de toutes ces activités qui ne font qu’accélérer le temps qui passe ? Un temps dont nous aurons jamais assez. Le temps en voyage, c’est du luxe. Quel plaisir de ne pas être pressé par le temps et d’avoir le choix de pouvoir rester un ou deux jours de plus dans un endroit que l’on vient de découvrir et qui nous plait. Je savoure cette chance. Bref, voyagez, un bon remède contre le temps qui passe !


Kaolack est une grosse ville située sur le fleuve Saloum. Le fleuve et son delta est un des plus beaux sites naturels du Sénégal. A quelques kilomètres de l’entrée de la ville, je quitte la route pour une belle piste qui caresse les rives du fleuve. La sable se couvre à certains endroits d’une pellicule blanche. Du sel. Il est ici exploité, des tas de sel blanc en témoigne. La fraîcheur de l’air me surprend, voilà que j’ai froid ! En ville, le centre diocésain est une bonne adresse pour se loger à bon marché. Entre chien et loup, petit tour au mécanicien du coin. Encore une petite réparation à effectuer sur un rétro. Sur les routes africaines, je peut vous dire que les rétroviseurs sont une nécessité ! Je rencontre un français qui me fournit un bon contact pour vendre ma moto vers Dakar. Il m’affirme que son ami sénégalais serait fort intéressé. Affaire à suivre. Demain, direction la Gambie, un tout petite pays anglophone sur la route de la casamance.



