Lagos, coeur d'Afrique

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Vendredi 23 septembre 2005
 

Ce mois ci au CCF, une exposition sur les caricaturistes de la presse nigériane. Cela vaut le détour. Des dessins pleins d’humour qui n’ont rien à envier à ceux de notre Plantu nationale.

En fait, j’ai été surpris par la rudesse et l’acidité de ceux-ci notamment envers le pouvoir. Leurs coups de crayon ne connaissent pas la langue de bois. La presse nigériane connaît une certaine liberté. Elle est certainement une des plus libres d’Afrique. D’ailleurs, les pays anglophones d’Afrique possède en général une plus grande liberté de presse que les pays francophones.

L'argent du pétrole...

 

La sharia dans le nord du pays...

 

par fabrice dubesset publié dans : Chroniques
Mercredi 21 septembre 2005

La Suisse vient d'accepter de reverser au Nigeria 290 millions de fonds détournés par l'ancien dictateur Sani Abacha.

Tout a débuté, le 24 novembre 1999, par le dépôt, à Genève, d'une plainte pénale par le Nigeria visant les héritiers et des proches de l'ancien dictateur nigérian. L'enquête, qui est toujours en cours, a notamment permis de réunir des éléments attestant que plus de 2 milliards de dollars avaient été soustraits des caisses de la Banque centrale du Nigeria et prélevés sur des contrats internationaux.

L'épouse du dictateur, Maryam Abacha, a été arrêtée, en juillet 1998, avant d'être relâchée, alors qu'elle cherchait à quitter le pays avec 38 valises remplies de dollars et de livres sterling.

La France, qui hébergerait 90 millions de dollars de fonds détournés par le clan Abacha, a aussi ouvert des enquêtes judiciaires. Affaire à suivre...

par fabrice dubesset publié dans : Presse
Lundi 19 septembre 2005

Aprés le vice-président, voici le gouverneur d'un Etat qiu se fait prendre à Londres. L'argent du pétrole coule à flot...à l'étranger.



Angolapress - 17/09/05

La police de Londres a arrêté le gouverneur Diepreye Alamieyeseigha de l`Etat de Bayelsa, au Nigeria, riche en pétrole, pour blanchiment d`argent présumé, a rapporté ce vendredi la presse locale.

 Le gouverneur pourrait être jugé à Londres en vertu de la loi sur le blanchiment d`argent au Royaume-Uni.

 M. Alamieyeseigha est le deuxième gouverneur d`un Etat nigérian arrêté à Londres ces deux dernières années, pour blanchiment d`argent présumé.

 

 

 

 

 

 

 

 

par fabrice dubesset publié dans : Presse
Jeudi 15 septembre 2005
Okada ? C’est quoi ? Une moto-taxi !
 
 A Lagos, comme dans toute l’Afrique de l’ouest, elles sont légions dans les rues. A Lagos, ces motos légères (en général des 100 cm3 chinoises ou Vespa) sont presque aussi nombreuses que les voitures. Contrairement aux zemes du Bénin, les conducteurs ne portent pas d’habits distinctifs. Les okadas sont le moyen le plus rapide pour se déplacer entre deux points. Surtout dans cette ville connue pour ces embouteillages monstres, ces fameux go-slows. Par contre, les okadas ne sont pas le moyen  le plus sûr pour circuler. Les accidents sont nombreux. Il suffit de les voir se déplacer pour comprendre. Lorsque je prends une okada, j’ai l’impression que je fais plus attention à la circulation que mon conducteur, c’est vous dire !. C’est juste si je ne me prépare pas tout le temps à lui crier « attention ! » ou « stop ! ». Assez stressant. Mais pratique et pas chère.
 

 
Toutes ces raisons m’on conduit à acheter une de ces motos. En l’occurrence, une 125 Honda. Pour 450 euros ! Et oui, vous avez bien lu ! Alors qu’en France, le premier prix est à 3200 Euros ! En fait, ici, la voiture est un luxe, tandis qu’en France, c’est le contraire, c’est la moto qui en est un. Du coup, j’en ai profité pour me mettre aux deux roues. Et oui, je n’avais jamais conduit avant. 
 
 Et non, je ne suis pas fou ! Il suffit d’y aller doucement en commençant par faire le tour de la maison ! Puis du pâté de maison, du quartier. Il faut dire que Ikoyi est assez calme donc j’ai vite utilisé la moto pour me rendre au boulot. J’adore ! En France, cela va me manquer ! La moto m’a pas mal change la vie en me donnant plus de liberté. Plus de dépendance envers les autres, le sentiment d’être plus libre dans ces mouvements même si cela s’applique seulement au sein d’une zone limitée de Lagos. Pour l’instant pas de problème même si je perds une pièce par semaine ! Non, j’exagère mais il est vrai que la qualité est médiocre. Pas le moteur mais tout ce qui est autour : les pièces, peu solides, en plastique. Faut bien faire des économies quelque part…Il y  a toujours un truc qui se détache, un phare, un écrou qui se dévisse…
Cela dit, c’est un moyen pas cher de se mettre à la moto et de se déplacer. En plus, je compte bien revenir avec mon permis international…
par fabrice dubesset publié dans : Chroniques
Lundi 12 septembre 2005

Au Muson Centre, le gratin de Lagos s’est réuni ce vendredi soir pour le Nigerian Fashion Show 2005.  Chaque année, ce défilé  fait office de vitrine de la mode nigériane. Le créateur de l’année y est désigné. Muni d’un carton d’invitation, je pénètre avec des amis dans la grande salle où une estrade a été montée pour le défilé. Je vais donc assister à mon premier, et sûrement dernier défilé de mode. 

La salle se remplit. Le premier rang tout autour de l’estrade est réservé à des VIP. Avec Sav nous nous incrustons sur des places encore libres au premier rang. Après tout, on est blanc, le staff ne nous dira rien... Et c’est bien ce qui fut le cas. Nous voilà aux premières loges. Un groupe de danseur mal synchro chante sur la chanson du Nigerian Fashion Show. Une prestation qui fait assez amateur et franchement un peu ridicule…Ca commence bien.

Voilà, le défilé commence. Femmes et hommes se succèdent en tenues de soirées, en maillot de bain et autres. Chacun se dirige vers le bout de l’estrade où une rangée de photographes les mitraille. Il faut bien dire que certaines tenues sont étonnantes, mais peu pratiques. Mode ne rime pas forcément avec pratique. C’est un festival de couleurs chatoyantes, de vêtements extravagants qui défilent sous nos yeux.

 Entre chaque défilé, une pause musicale. Zamuzi est de la soirée.  Ce groupe est composé de deux jumeaux bâtis à la Rambo. Leur show se finit toujours de la même façon, ils désignent un ou plusieurs personnes dans le public pour venir danser sur la scène. En général, c’est un blanc car il faut bien le dire, nous avons en général assez de mal à danser à l’africaine.  C’est ainsi souvent l’occasion de faire rigoler le public. Cette fois, c ‘est le boss d’Air France qui s’y colle…

Le moment de désigner le vainqueur approche. Les deux seuls juges se concertent. L’animateur fait durer le suspens. Il lâche enfin le nom. L’heureuse gagnante sort des coulisses en proie à l’émotion. Trophée (un espèce de dés à coudre avec des antennes !), musique, télé et radios l’entourent. C’est l’heure de tirer sa révérence, la show se termine.

par fabrice dubesset publié dans : Chroniques
 
 
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