Ce mois ci au CCF, une exposition sur les caricaturistes de la presse nigériane. Cela vaut le détour. Des dessins pleins d’humour qui n’ont rien à envier à ceux de notre Plantu nationale.
En fait, j’ai été surpris par la rudesse et l’acidité de ceux-ci notamment envers le pouvoir. Leurs coups de crayon ne connaissent pas la langue de bois. La presse nigériane connaît une certaine liberté. Elle est certainement une des plus libres d’Afrique. D’ailleurs, les pays anglophones d’Afrique possède en général une plus grande liberté de presse que les pays francophones.

L'argent du pétrole...

La sharia dans le nord du pays...
La Suisse vient d'accepter de reverser au Nigeria 290 millions de fonds détournés par l'ancien dictateur Sani Abacha.
Tout a débuté, le 24 novembre 1999, par le dépôt, à Genève, d'une plainte pénale par le Nigeria visant les héritiers et des proches de l'ancien dictateur nigérian. L'enquête, qui est toujours en cours, a notamment permis de réunir des éléments attestant que plus de 2 milliards de dollars avaient été soustraits des caisses de la Banque centrale du Nigeria et prélevés sur des contrats internationaux.

L'épouse du dictateur, Maryam Abacha, a été arrêtée, en juillet 1998, avant d'être relâchée, alors qu'elle cherchait à quitter le pays avec 38 valises remplies de dollars et de livres sterling.
La France, qui hébergerait 90 millions de dollars de fonds détournés par le clan Abacha, a aussi ouvert des enquêtes judiciaires. Affaire à suivre...
Aprés le vice-président, voici le gouverneur d'un Etat qiu se fait prendre à Londres. L'argent du pétrole coule à flot...à l'étranger.
La police de Londres a arrêté le gouverneur Diepreye Alamieyeseigha de l`Etat de Bayelsa, au Nigeria, riche en pétrole, pour blanchiment d`argent présumé, a rapporté ce vendredi la presse locale.
Le gouverneur pourrait être jugé à Londres en vertu de la loi sur le blanchiment d`argent au Royaume-Uni.
M. Alamieyeseigha est le deuxième gouverneur d`un Etat nigérian arrêté à Londres ces deux dernières années, pour blanchiment d`argent présumé.
Angolapress - 17/09/05

Au Muson Centre, le gratin de Lagos s’est réuni ce vendredi soir pour le Nigerian Fashion Show 2005. Chaque année, ce défilé fait office de vitrine de la mode nigériane. Le créateur de l’année y est désigné. Muni d’un carton d’invitation, je pénètre avec des amis dans la grande salle où une estrade a été montée pour le défilé. Je vais donc assister à mon premier, et sûrement dernier défilé de mode.

La salle se remplit. Le premier rang tout autour de l’estrade est réservé à des VIP. Avec Sav nous nous incrustons sur des places encore libres au premier rang. Après tout, on est blanc, le staff ne nous dira rien... Et c’est bien ce qui fut le cas. Nous voilà aux premières loges. Un groupe de danseur mal synchro chante sur la chanson du Nigerian Fashion Show. Une prestation qui fait assez amateur et franchement un peu ridicule…Ca commence bien.
Voilà, le défilé commence. Femmes et hommes se succèdent en tenues de soirées, en maillot de bain et autres. Chacun se dirige vers le bout de l’estrade où une rangée de photographes les mitraille. Il faut bien dire que certaines tenues sont étonnantes, mais peu pratiques. Mode ne rime pas forcément avec pratique. C’est un festival de couleurs chatoyantes, de vêtements extravagants qui défilent sous nos yeux.
Entre chaque défilé, une pause musicale. Zamuzi est de la soirée. Ce groupe est composé de deux jumeaux bâtis à la Rambo. Leur show se finit toujours de la même façon, ils désignent un ou plusieurs personnes dans le public pour venir danser sur la scène. En général, c’est un blanc car il faut bien le dire, nous avons en général assez de mal à danser à l’africaine. C’est ainsi souvent l’occasion de faire rigoler le public. Cette fois, c ‘est le boss d’Air France qui s’y colle…
Le moment de désigner le vainqueur approche. Les deux seuls juges se concertent. L’animateur fait durer le suspens. Il lâche enfin le nom. L’heureuse gagnante sort des coulisses en proie à l’émotion. Trophée (un espèce de dés à coudre avec des antennes !), musique, télé et radios l’entourent. C’est l’heure de tirer sa révérence, la show se termine.

